Un voyage forcé qui a changé ma vie

Peur de l’avion : un voyage forcé qui a changé ma vie

«  Cet article participe à l’événement inter-blogueurs “ le voyage qui a changé ma vie ” du blog d’une famille expatriée au Québec : Stalimapics. Blog hyper complet que j’adore, je vous en reparle un peu plus bas :). »

Ce voyage n’a rien d’exceptionnel, et il n’a pas changé ma vie grâce à ses décors magnifiques, ses rencontres formidables et remplies d’humanité émouvante ou autres choses de très romantiques.

S’il a changé ma vie, c’est parce qu’il m’a sevré de ma peur de l’avion, ou du moins, il y a très fortement participé.

Un voyage forcé

Panneau obligation d'aller tout droit

Quand on me parlait de zone de confort, j’étais OK avec ça, et je disais même que je connaissais bien parce que j’avais réussi à me défaire de lourdes addictions, pris des risques dans ma vie, etc. Sauf que pour l’avion, je trouvais que c’était ceux qui le prenaient qui étaient complètement fous ! Ce n’était pas moi, mais bien eux qui étaient atteints de folie et qui risquaient leur vie à prendre cet engin volant.

Et puis, une opportunité au travail s’est présentée à moi, une évolution vers un poste intéressant. Un job de responsable des activités sous-traitées par la boîte.

En gros, des nouvelles rencontres, des nouvelles compétences et connaissances à acquérir, beaucoup de déplacements, beaucoup de… Quoi ?! Hm, oui… beaucoup de déplacements. Et qui dit sous-traitance, dit monde entier. Qui dit monde entier, dit déplacements dans le monde entier. Qui dit déplacements dans le monde entier ne dit pas déplacement en vélo ni en voiture, ni même en train, bien au chaud sur la terre ferme, non, ça dit AVION en grands caractères. Et ça dit avion plusieurs fois par mois.

Quand tout le monde voulait le poste, moi je montrais très peu d’enthousiasme. J’étais terrorisé par l’obligation de prendre l’avion régulièrement. Déjà que je l’esquivais depuis des années en faisant semblant que je n’avais pas plus envie que ça de visiter le monde, et que voyager pas loin de chez moi était tout ce dont je rêvais… et là, j’allais devoir le prendre 30 fois par an. Désolé, mais non merci.

Poussé par les encouragements de mon entourage, et par l’envie plus forte que la peur de vouloir évoluer dans la vie. J’ai accepté de postuler et ai été pris. Un moment qui mélangeait fierté et angoisse. La fierté d’avoir réussi, d’avoir fait ce choix au-delà de ma phobie, et une angoisse à l’idée que le grand jour approchait. J’avais bien vécu, bien profité, mais ma mort certaine approchait. Bientôt viendra l’heure.

Deux mois plus tard, c’était le grand départ.

Si vous lisez ceci, c’est que je suis toujours en vie. Oui, croyez-le ou non, j’en suis sorti indemne. Et j’ai repris l’avion des dizaines de fois. Ironie du sort, mon passeport manque de place tellement j’ai voyagé.

En revenant de ce voyage, j’avais l’impression de sortir de prison, j’ai ressenti une telle liberté ! Voilà comment se voyage forcé a changé ma vie.

Ce que j’ai retenu de ce voyage

Les peurs n’existent pas

Je ne vais pas vous faire un cour sur comment la peur se déclenche dans notre cerveau, je ne suis pas neuroscientifique, mais ce que je peux vous dire, pour lutter activement contre mes peurs depuis plus de 15 ans, c’est que la peur n’existe pas. Elle n’existe que dans notre tête. C’est nous qui décidons d’avoir peur. C’est un choix délibéré.

Il suffit de se poser 5 minutes et d’y réfléchir… : erreur ! Non justement ! Il faut arrêter de réfléchir ! Ce sont nos pensées qui ont trop pris l’habitude de nous contrôler ! Qui d’autre que mes pensées m’ont fait croire pendant des années qu’une mort atroce et certaine m’attendait derrière la porte F32 d’Orly 4 ?!

Vous pouvez faire le test : sans pensée, aucune sensation négative. Vous pouvez observer simplement. Le décor, vos sensations, sentir votre corps, observer votre respiration, et faire attention à vos pensées et revenir dans l’instant dès qu’une pensée arrive. Au bout d’un moment, plus de peur, tout disparaît.

La peur de l’avion, et n’importe quelle autre phobie d’ailleurs, vient d’un souvenir passé, par exemple de fortes turbulences durant le vol des vacances de l’année dernière, ou alors d’une médiatisation très importante sur un crash d’avion, ou encore un souvenir plus jeune d’avoir vu nos parents avoir peur, etc.

Combiné avec une pensée dans le futur : la peur de mourir bientôt.

En clair, rien qui n’appartient au présent, à maintenant, autrement dit : rien de réel. Rien d’autre que des imaginations qui n’existent nulle part ailleurs que dans notre tête. Et qui maîtrise notre tête ? Si ce n’est pas nous ?

La connaissance enlève la peur

L’inconnu fait peur, ça on le sait. C’est pour cela que nous aimons tant notre zone de confort, que nous en créons une, avec nos habitudes. Tout ce que nous ne connaissons pas, ne maitrisons pas, tout ce sur quoi nous manquons de contrôle nous fait peur.

Apprenez-en un minimum sur quelque chose qui vous effraie et nombreuses de vos peurs vous apparaîtront comme ridicules.

La peur de l’avion

La peur de l’avion en est un exemple très concret que j’ai pu expérimenter. Quand on a peur en avion, on se concentre sur les moindres bruits, et pour le coup, c’est un moyen de transport très bruyant, alors on a toujours l’impression que ce n’est pas normal et qu’un bruit a changé, donc que c’est l’aile qui est en train de se détacher et qu’on va tous s’écraser… Bah oui.

Sauf que, quand on en apprend un peu sur les avions, on comprend le pourquoi de ces bruits et ce qui nous faisait peur avant devient logique et rassurant. On se dit : « Ah je sais ce que c’est ! C’est normal ! » Et on regarde d’un air fier et hautain la personne à côté de nous qui n’y connaît rien et stress.

Idem pour les turbulences. Dans le livre « Je n’ai plus peur de l’avion ! Tous les outils pour un vol tranquille » (livre que je vous recommande fortement et qui m’a beaucoup aidé, quelques jours avant mes premiers vols), on apprend que les plus grosses turbulences qui font carrément voler un plateau-repas (et ce n’est probablement arrivé qu’à très peu d’entre nous, si ce n’est personne), viennent d’un mouvement de l’avion de 20 centimètres seulement… Wouah ! Quand on sait ça ! C’est sa vie tout entière qui change. 20 centimètres par rapport à la taille d’un Airbus A320 de 73 mètres de long…

Ce voyage m’a aidé pour mon business

Deux personnes qui s'aident

Ce voyage a donc changé ma vie car il m’a ouvert les portes du monde entier. Mais pas que.

Il m’a fait comprendre qu’aucune de mes peurs n’était fondée et qu’il suffisait que j’en apprenne un peu plus sur le sujet pour m’en défaire.

Avant de me lancer dans l’investissement locatif, j’avais peur de bien des choses : impayés, travaux, impôts, etc.

Eh bien, vaincre la peur de l’avion, et la manière dont je l’ai vaincue (en apprenant et en me jetant dans le grand bain) m’a permis de me défaire de ces peurs liées à l’investissement locatif.

Je vous invite d’ailleurs à lire mon article qui explique que, malgré ce que l’on pense, ce n’est ni un manque d’argent, ni un manque de temps, qui bloque la plupart des ambitieux à se lancer dans l’immobilier. Non, ce sont bien les peurs ! Cliquez ici pour lire l’article : 7 peurs qui vous empêchent d’investir dans l’immobilier

Et ça touche tous les domaines

carte avec des points

Steve, du blog stalimapics, qui m’a proposé cette idée d’article, nous le montre bien, et sur un sujet vraiment très concerné par les peurs : s’expatrier quand on a des enfants.

Quelle excuse plus magnifique que les enfants pour reporter un projet ? Que ce soit pour l’immobilier ou les voyages, « nos champions » comme Steve appelle le sien, sont pris en otages et servent d’excuses.

Dans l’un de ses articles, il parle de l’expatriation quand on a des enfants. L’expatriation, carrément ! Et bien sûr, la première réaction d’un parent à qui on parle d’expatriation, ou même de grands voyages, sera : « Ouh là, c’est trop tard pour nous, tu sais maintenant, avec les enfants… »

Eh bien, tout comme l’immobilier ou l’avion, ce n’est pas fondé. Et les excuses sont là pour cacher des peurs que vous pouvez dépasser.

Cliquez ici pour lire l’article de Steve : les 6 avantages de l’expatriation pour les enfants. Si vous êtes parent, cet article est clairement un incontournable.

Ce qu’il faut retenir

  • La peur n’existe pas. Elle n’est présente que dans notre tête.
  • Pour se défaire d’une peur, une bonne méthode est d’en apprendre un maximum sur le sujet. Quasiment à chaque fois, vous constaterez que la peur n’est pas du tout fondée, qu’elle est même ridicule.
  • Vaincre des peurs vous permettra d’en vaincre d’autres ! C’est un cercle vertueux qui pousse à l’action !

Dites-moi dans les commentaires quel événement “forcé” vous a poussé à vaincre une peur vous aussi ;).

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Comments

  1. Alors là je dis bravo ! Mais pour plusieurs raisons :
    – BRAVO d’avoir dépassé ta peur et d’avoir pris l’avion ! Ce n’est pas comme avoir peur des serpents. Là on parle d’une bonne grosse phobie et une fois que tu as décollé tu ne fais pas demi-tour !
    – BRAVO pour ton article ! Une leçon de vie. Et j’admet qu’en y réfléchissant, encore aujourd’hui je devrais analyser certaines de mes peurs (croyances infondées nous sommes d’accord) avec un peu plus de recul pour les évacuer au plus vite de mon esprit.
    – Et BRAVO pour le parallèle très apprécié réalisé avec notre expatriation. Moi-même j’ai du renoncer inconsciemment à certaines choses ou mettre de côté des opportunités sous prétexte de vouloir protéger mon Champion. Ce n’est pas lui rendre service. Au contraire.

    Merci d’avoir participé à mon évènement inter-blogueurs.
    Au plaisir de te relire.
    Bonne journée
    Steve

    1. Pierre Vancoillié dit :

      Wow ! Merci Steve pour ce retour !
      C’était avec plaisir, sur un très bon sujet. Au plaisir d’aller sur ton blog aussi :).

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